31 octobre 2009
steven cigale et la fourmi
Cela ne doit pas faire plus d'un ou deux ans que j'ai recommencé a me souvenir de mes rêves.J'en suis très heureux, notez, mais il me faut avouer qu'ils ne font jamais partie des rêves les plus amusants.En fait, mes songes sont constamment en rapport avec ma vie, ma journée, mes désirs, mes peurs, voir même mes phobies.Et même si désormais, je garde un souvenir de ces rêves-là, il n'est jamais très complet, précis, juste, des souvenirs d'impression, de sensation, ou de rien du tout.
La nuit précédente m'a vue, par exemple, en haut d'un graaaaaaaaand édifice en bois assez peu solide, puis, sans transition, sur un terrain de foot très amateur a reprendre les match de "quand j'tais p'ti" entre équipes de villages toutes plus pitoyables les unes que les autres...Puis, sans transitions toujours, et heureusement, a recoucher avec une ex. Et ce genre de rêve m'envahit toutes les nuits, il n'y a que l'histoire qui change.Je ne m'en plaint pas, hein, mais avouez que le réveil est difficile.Parce que mine de rien, en une nuit, j'ai vécu la peur, un plaisir simple de l'enfance, et la sureté charnelle d'un corps qu'on aime.Trois choses qui me manquent horriblement.
Pourquoi je raconte ca? Je n'en ai honnetement aucune idée.Mais ca me déprime.
B.R.
27 octobre 2009
Foin des bocks
J'ai constamment l'impression de découvrir ma Mauvaise Humeur Matinale Récurrente.Non, je ne suis pas du matin, mais je ne m'y fais pas.des bâillements a répétition, des grommèlements sans plus de sens que "hmpfpffffhumfai chié", de l'asthme qui décidément els bronches m'emmerde, je ne garde aucun souvenir le soir venu.Et je repenserai surement, dans une sorte d'honnêteté imbécile, pouvoir me coucher a quatre heure pour me lever frais comme un gardon a 7/8 h et aller travaillant, si possible, en sifflotant à l'automne qui fait mourir de sa main cruelle les millions d'âmes et les millions de feuilles, qui ont voulu vivre en recueil, amoureuses, en poème.pardon.ça m'a échappé.
Je note ici que je ne sais pas ce que c'est qu'un gardon.
Hier, mon combat pour trouver des clopes a Charleville passé 10h du soir m'a mené dans le quartier de mon lycée, et ca m'a fait comme une...bouffée de souvenirs, mais pas des souvenirs précis qui nous remue tous la tête les soirs d'insomnie, juste l'odeur d'une époque bien particulière.le sentiment de trainer son amoureuse le long des rues vides de la ville, fréquentant terrasse de bars ET camion de poubelle, parce que, tout bêtement , il est 8h du matin et que 8-9h était le seul créneaux communément libre du couple.ba oui, un couple adolescent, ca se vit au jour le jour, et on se rend même pas compte qu'on est encore assez heureux pour être amoureux aussi sincèrement et stupidement qu'on pourrai l'être.C'est le sentiment de plein de trucs, des flirts a la con au grands amours "qui durent toujours" comme dirait georginou, c'est le sentiment d'avoir 17 ans a Charleville, en somme, et Rimbaud en a surement mieux parlé que moi.d'autant que je suis pas de bonne humeur le matin.vous devriez le savoir, je l'indique au début de cet article.
Fin bref, en somme, ce fut un mot sur un matin plein de brouillard a Charleville, et une odeur qu'on aimerait retrouver chez les filles, amies, amours, ennemies, ou les trois, chez qui on aimerait bien parrfois retrouver cette bonne vieille odeur de lycée, qu'on n'oublie pas, ou si lentement, qu'on ne s'en apercoit même pas.

B.R.
